Les accidents et l'ostéopathie

Généralités

Vous venez de subir, vous, ou bien l'un de vos proches un accident. Depuis celui-ci, ou quelques jours ou mois après vous avez remarqué des troubles dans votre corps. Ainsi vous vous demandez s’ils sont liés à ce fameux accident quel qu'il soit et si l'ostéopathie peut y faire quelque chose. On peut décrire deux types d'accidents:

  • Les accidents avec un choc direct avec traumatisme(s) (fractures, luxations, entorses, etc.) ou pas,
  • Les accidents sans choc direct avec traumatisme(s) (ex: coup du lapin) ou pas.

Au traumatisme physique de l'accident nous y rajoutons le traumatisme psychique d'avoir eu peur pour soit, sa famille ou amis et évidement le ou les tiers que l'on ne connait pas impliqué aussi dans l'accident.

Nous nous intéressons particulièrement aux accidents ou tous les examens médicaux sont "normaux" bien qu'une prise en charge ostéopathique après une prise en charge médicale classique ait un intérêt.

 

Choc direct : exemple de la chute d'une personne d'un arbre.

(Exemple tiré d'un cas clinique réel vu en cabinet, prénom fictif.)

Deux mois après avoir chuté d'un arbre d'une hauteur de 3 mètres sur le dos, Paul, 11 ans vient consulter avec sa mère au cabinet d'ostéopathie. La chute est due à une planche qui a cédée sous le poids de l'enfant. Il s'est retrouvé au sol avec un choc direct sur le dos et les membres inférieurs sans aucune fracture, seulement avec d'importantes ecchymoses.

Il consulte pour des douleurs dorsales basses augmentées par le port du cartable.

A l'interrogatoire on retrouve des troubles du sommeil depuis l'accident, une baisse des résultats scolaires, une agitation permanente et un essoufflement plus rapide au sport. Sur le plan digestif une constipation.

A l'examen ostéopathique, on note :

  • un thorax en inspiration
  • Peur et choc sont responsables de cette attitude
  • une colonne vertébrale en compression au niveau dorsal
  • Le choc donne ce type de dysfonction, étape avant la fracture
  • un genou gauche en hyper extension
  • le tibia est parti en avant en frappant le sol
  • un talon droit en compression
  • Talon comprimé contre le sol en coup de fouet

Ainsi, l'énergie cinétique de l'accident a créé chez Paul des restrictions de mobilité. Dans son cas, deux séances ont été nécessaires à 1 mois d'intervalle pour que l'enfant revienne dans sa normalité.

Choc indirect : exemple d'un accident de voiture.

(Exemple tiré d'un cas clinique réel vu en cabinet, prénom fictif)

Françoise, 27 ans, vient consulter au cabinet pour des torticolis récidivants et pour des troubles du sommeil (réveil vers 3h du matin systématique) depuis bientôt 4 ans.

A l'interrogatoire on retrouve un mois avant l'apparition de la symptomatologie, un accident de voiture en ville à 50 km/h en choc frontal contre une autre voiture à un feu rouge raté. Pas de victime dans l'accident mais de légères douleurs dans le cou après l'accident. Aucun traumatisme visible sur les radiographies des cervicales.

En plus de cette symptomatologie, on retrouve une irritabilité, des brûlures/acidité gastriques de temps en temps et une constipation chronique.

A l'examen ostéopathique, on note principalement:

  • Un diaphragme verrouillé
  • Lié à la peur
  • Un rachis cervical et dorsal globalement en extension
  • Lié au coup de fouet de la tête et à l'airbag qui s'est déclenché
  • Un estomac en dysfonction,
  • Le plus souvent à cause du stress de l'accident
  • L'hémi thorax gauche haut en rotation interne
  • La personne s'enroule autour de la ceinture de sécurité
  • Des tensions de dure mère de la base du crâne au sacrum
  • Etirement dans la colonne donne une rigidité de tout l'axe rachidien

La patiente avait complètement oublié cet accident de voiture. Dans le cas présent la symptomatologie est apparue assez rapidement après l'accident. Il est aussi possible que celui-ci provoque des troubles uniquement plusieurs années après. Elles se manifestent souvent par de l'arthrose cervicale non expliquée, des névralgies cervico brachiales etc.

On ne retrouve pas toujours en cabinet de lien entre la violence du choc et la symptomatologie.